Faustine Balmelle : « Nous ne fermerons pas les yeux sur la pauvreté et le sans-abrisme. »

D’où vient ton engagement dans la politique ? qu’est-ce qui te motive ?

Je me suis engagée dans la politique très jeune, à 15 ans, suite à l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, parce que je ne voulais pas d’une France antisociale, qui favorise les plus riches au détriment des plus pauvres.

C’est d’abord la lutte contre la misère, la pauvreté, contre l’exclusion, qui m’a portée au fil de ces années, ainsi que les questions fiscales qui sont au cœur de la lutte contre la pauvreté.

Je me suis toujours engagée politiquement par conviction, avec également une conviction écologiste qui est apparue assez tôt. L’élément moteur en a été une décharge à ciel ouvert, avec toutes les nuisances et dégâts qui vont avec pas loin de chez moi, puis la problématique des puits de gaz de schiste dont l’exploitation a été lancée par Total dans mon Ardèche natale.

Lille, ta ville : comment la décrirais-tu ? Qu’est-ce qui t’attache à Lille, voire te plaît moins ?

Je suis arrivée à Lille en 2012, pour mes études. J’ai alors été marquée par l’accueil des habitants, très chaleureux : ce n’est pas une légende, je me suis vraiment sentie adoptée, ça m’a vraiment marquée en positif. La force de Lille c’est les habitants. Dans le négatif, c’est une ville trop sale, et pas assez verte. On manque vraiment d’espaces de nature et de respiration dans cette ville. Je ressens toujours ce manque, 8 ans après mon arrivée.

Qu’est-ce qui te plaît dans le programme et le projet portés par Lille Verte 2020 ?

Localement, la démarche de Génération.s était de tout faire pour privilégier l’union de la solidarité avec l’écologie. Lille Verte 2020 est la seule liste à porter cela. On sait que ce sont les plus pauvres qui sont les plus exposés, notamment à la malbouffe, qui vient de loin, n’est pas qualitative, dégrade la santé.

A l’échelon local, la question qui s’impose pour le mandat à venir c’est celle du logement. Nous avons la possibilité de porter des propositions là-dessus, non seulement sur la lutte contre le logement vacant, mais aussi sur le logement indigne. Je suis particulièrement heureuse, ainsi que les militant.e.s de Génération.s, que Stéphane Baly ait été parmi les premiers à signer l’appel de la Fondation Abbé-Pierre pour que les municipalités s’engagent fortement contre l’habitat indigne.

Q’est-ce qui fait la différence de Lille Verte 2020 selon toi ?

C’est la seule liste qui ne fera pas semblant : nous nous mobiliserons franchement dans la lutte contre les logements vacants et les logements indignes. On sait que ne sera pas facile, et c’est probablement un combat qui se fera aussi sur le plan juridique, parce qu’il y d’autres acteurs concernés comme l’Etat, les bailleurs, le parc privé. Notre priorité sera de réussir à impulser une dynamique partenariale, pour convaincre d’agir un peu plus fortement qu’aujourd’hui à nos côtés. Nous nous engageons à mobiliser les moyens nécessaires : renforcer le service dédié, aider plus fortement les associations que ce soit en termes de financement, ou de relais politique.

Nous avons un grand nombre de SDF dans notre métropole, en particulier de femmes et d’enfants, dont la plupart à Lille. Cela n’est pas acceptable quand on a par ailleurs 7% de logements vacants sur la ville. Nous ne fermerons pas les yeux sur la pauvreté et le sans-abrisme.

Quelle est, selon toi, la proposition phare, celle(s) à laquelle tu es la plus attachée et pourquoi ?

La lutte contre la pauvreté va de pair avec une politique globale : l’une de nos propositions phares, c’est l’expérimentation du Revenu Universel d’Existence, au bénéfice et avec la population la plus précaire. On pensera cette expérimentation avec les citoyens, avec les associations, les institutions. On peut imaginer d’inclure les enjeux de l’emploi, de l’accès aux soins. Cela doit permettre de réinsérer les personnes qui souhaiteraient l’être, à tout le moins de permettre aux personnes de vivre dignement.

Il n’y aura rien d’obligatoire, cela doit être un moteur, un déclencheur, pour que les personnes s’engagent dans la vie associative, se forment, ou décident de consommer autrement… C’est pour cela que nous envisageons le RUE en lien avec la monnaie locale qui se met en place : une partie du reversement pourrait se faire en monnaie locale. De quoi reboucler la boucle d’une écologie au bénéfice de tou.te.s…

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