Charlotte Talpaert : « C’est un changement de paradigme, notamment sur la question des transports. »

D’où vient ton engagement dans la politique ?

Je suis rentrée chez EELV en 2008 suite à la candidature d’Eva Joly à la présidentielle, pour défendre la cause animale. À 11 ans, j’étais déjà végétarienne, et en plus dans une famille où tout le monde mangeait de la viande, j’en fais d’ailleurs le sujet d’un de mes prochains spectacles. Il y avait déjà un truc profond chez moi sur le respect du vivant et sur la question de la nature. Venant de Calais, j’avais vécu de plein fouet l’arrivée des migrants. A l’époque, cette injustice-là m’était déjà sauté à la gueule, et c’est ma rencontre avec Hélène Flautre, qui à l’époque a fait un super travail pour réhabiliter la question migratoire dans les politiques en France, et Eva Joly, qui portait le combat pour une justice fiscale, qui m’a fait entrer en politique.

Lille, ta ville : comment la décrirais-tu ? Qu’est ce qui t’attache à Lille ?

Je viens de Calais. Je me suis installé à Lille après le bac pour pouvoir étudier le théâtre dans un conservatoire, ce qui à Calais était impossible. Ce qui m’attache à Lille c’est d’abord l’humain. C’est ma vie dans les bistrots, ma vie avec mes potes, ma vie bien sûr dans les théâtres, les artistes que je croise etc. J’ai la chance d’avoir eu le droit de mettre mon bateau à Lille, du côté de Bois-Blancs, non loin d’Euratech, dans un cadre de vie exceptionnel. En plus, c’est une péniche que je peux faire vivre en y accueillant plein d’événements : soirée de soutien pour des luttes antispécistes, hébergement de migrants tout un été… Lille m’a offert ce cadre-là. Dans d’autres villes, ce ne serait pas possible. Mais ce qui m’attache à Lille, ce sont avant tout les Lillois .

Qu’est ce qui te plaît dans le programme et le projet portés par Lille Verte 2020 ?

Tout dans notre programme me plaît car c’est un programme ambitieux. J’ai envie et j’ai même peur qu’on soit élu car si on ne fait pas ce qu’on a dit dans le programme, je sais que ce serait une blessure profonde. C’est un changement de paradigme total, notamment sur la question des transports qui m’impacte beaucoup, parce que je vis à Bois-Blancs, je suis à vélo et j’ai une chienne et tous les jours  j’ai l’impression de risquer la vie de ma chienne et j’ai peur. Ça créé des situations de tensions où je suis en danger et je mets en danger la vie de ma chienne.

Qu’est ce qui fait la différence de Lille Verte 2020 selon toi ?

Ce qui fait la différence c’est que d’abord un changement de paradigme de société que nous proposons. C’est-à-dire changer nos habitudes et de logiciel. Le seul parti à Lille où devant le local de campagne, quand il y a des réunions, il n’y a plus une seule place de vélo disponible sur aucun poteau ! C’est Lille Verte 2020 et ça montre bien que ça fait 15 ans qu’on sait qu’il ne faut plus utiliser des bagnoles en villes et que ça ne sert à rien et qu’on va sur nos vélos, et ça y a beaucoup de gens qui peuvent le dire mais ils ne le font pas. On a déjà changé nos manières de vivre. Moi je suis végane et je suis cycliste. Ce ne sont pas juste des idées que nous défendons, ce n’est pas juste opportun, c’est notre manière de vivre. 

Quelle est, pour toi, la proposition phare, celle à laquelle tu es le plus attaché et pourquoi ?

La première à faire c’est sur la question des chats errants. Il faut repérer les chats errants et faire une campagne de stérilisation massive. C’est assez simple à faire et il y a plein d’associations qui bossent sur cette question-là et qui sont très qualifiés. Ce serait des milliers de chats qui ne naîtraient pas au printemps prochains pour vivre et mourir dans des conditions déplorables. La deuxième mesure phare, c’est de décarner l’alimentation. Pour moi qui suis vegan, je sais qu’on peut avec nos politiques publiques changer la donne sur nos marchés publics, sur la souffrance animale, et faire qu’il y ait moins d’animaux qui meurent pour qu’on en mange moins et qu’on utilise moins de produits issus de la souffrance animale tels que les produits laitiers etc. Tout ça viendra par le dialogue et la formation car on ne peut pas l’imposer. Il faudrait s’appuyer sur les associations tels que L214, les nutrionnistes qui pourraient sensibiliser les techniciens de la ville, les responsables des cantines et faire de la pédagogie dans les écoles sur les bienfaits d’une alimentation plus végétale.

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